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Dimanche 18 mai 2008
Après notre passage à El Calafate, nous prenons un bus pour Puerto Natales au Chili.


Nous traversons, une fois de plus, les paysages désertiques de la pampa avec en toiles de fond la cordillère des Andes, des moutons, des nandus (autruches) et guanacos (lamas).

Nous passons près d’une ancienne ville minière, Rio Turbio. L’ambiance y est sinistre. Nous passons la frontière (il y avait des portrait robots avec des primes pour la captures de malfrats…) et passons au Chili dans la province, au nom évocateur,  de la Ultima Esperanza (ultime espérance).

Il est intéressant de savoir que la première ville qui fut bâtit sur le détroit de Magellan par les espagnols pour tenter de le contrôler et protéger le Chili des pirates anglais était situé à l’actuel emplacement de Punta Arenas. Elle a été surnommé Port de la faim, car la majorité de ces occupants ont périt par la faim (les autres ayant été tués par les indiens). Il est drôle de savoir que les survivants ont été récupérés par des pirates anglais (contre qui les espagnols voulaient se protéger)…

 

 

Puerto Natales n’a d’intérêt que le faut quelle soit la porte d’entrée au parc national  Torres Del Paine. Nous y passons la journée pour nous préparer au fameux trek W.


Dans cette partie du Chili, tout est horriblement cher car importé. Rien n’est produit sur place à part de la laine…

 

 

Départ au petit matin du premier février pour le parc via le bus local. En y arrivant, on croit une multitude de nandus et de guanacos ainsi qu’un condor.

Ça s’annonce bien.

Nous avons décidé de faire le trek W en 3 jours pour pouvoir ensuite faire une autre boucle de 2 jours dans un coin perdu du parc.

Nous arrivons à la Laguna Amarga, salué par 2 flamands roses.

Le prix d’entrée du parc est absolument scandaleux ! 15 000 pesos chiliens et campings payant alors que les autres parcs ne coûtaient que 2000 pesos avec camping gratuit. Ce parc est une vraie machine à fric !!!

Le temps est magnifique, nous montons notre tente au camping base Torres et commençons un trek de 6h30 pour aller voir la base de Torres. Au programme, beaucoup de vent et les jambes un peu fatigué de mes péripéties de El Chalten (il y a 4 jours).

Splendide !!!

 

 Sur le retour nous hésitons à partir pour commencer une autre étape mais le fait que nous n’ayons pas le droit de camper n’importe où et que le parc est plein de gardiens nous refroidit.

 


Le lendemain,  nous rangeons sous la pluie et attaquons le trek pour passer le col des Cuermos puis le campement Italien (gratuit celui là). Inutile de vous préciser qu’il y a beaucoup de personnes sur les chemins.

 



Après 6h15 de trek sous un temps bizarre qui change toutes les 15 secondes et après avoir vue 3 condors, nous arrivons au campement Italien.

 

Pour l’occasion, nous dégustons des pattes italiennes (il y avait même marqué sur le paquet : Alta gastronomia Italiana !!!!).

 

Raissa est fatigué mais moi, je me sens chaud comme la braise pour aller faire la barre du milieux du w et monter jusqu’au campement anglais.

Je pense y remonter le lendemain avec Raissa si le temps est bon.



Le trek est prévu pour 7h aller retour. Je grimpe et découvre une vue superbe bien qu’un peu cachée par les nuages. Par contre, il y a tellement de vent que les bourrasques vaporisent littéralement les ruisseaux.

 


Je fais l’aller retour en 3h30 (pause gâteaux compris). Ça va, je suis toujours en forme !

 

 Le 3 février, nous nous levons sous une pluie fine et un temps complètement bouché sur le campement anglais. On décide donc de ne pas remonter là haut et de continuer sur le camp Pehoe (2h30). Là, nous découvrons une infrastructure très bien développé. Nous mangeons rapidement, montons la tente et repartons vers le Glaciar Grey.

 


Nous faisons l’allez et retour en 7h. On est explosé ! Il y avait un vent de fou (quasiment à nous mettre par terre, mais ça valait la peine !).

 


 

 

J’ai oublié, c’est l’époque du carnaval, alors, je vous ai fais une petite vidéo !!!

 

 

Le 4 janvier, nous avons le droit à un petit dej avec du pain et des œufs frais (payés le prix fort…).

Nous prenons le Catamaran qui permet de gagner une journée sur le w. La vue des Torres depuis le lac vaut la peine.

 


 

Nous prenons un bus pour nous déplacer dans le parc. Du point final, nous essayons de faire du stop pour rejoindre le Trek du glacier Zapata.

 

Après une heure infructueuse, quelqu’un nous prend. Sur le chemin, nous voyons même un huemul, une sorte de cerf local. Il y a toujours un vent de malade.

 


Nous voyons beaucoup de condors. Je suis toujours autant impressionné par ces bestioles et ne m’y habitue pas.

Nous marchons 45 min avant de trouver le refuge Pingo. Une vieille baraque qui permet d’abriter du vent. A l’intérieur, on trouve énormément d’inscriptions qui remercie le ciel d’avoir mis cette baraque ici pour protéger les trekkeurs du temps de merde.


Pour nous, so far so good, le temps est stable.

Après le déjeuner, Raissa veut rester sur place, elle a déjà vu le huemul sur la route et c’était ce qui l’intéressait.

Je pars donc seul pour un aller et retour vers le Lago Pingo et le glaciar Zapata.

Une grande partie du trek se déroule en sous bois et il n’y a pas grand-chose à voir.

Pas grand-chose, non !

 
En effet, il n’y a quasiment personne sur le chemin donc j’ai l’occasion d’admirer des pics verts à col rouge et un huemul de très près.



J’arrive au lago Pingo en 2h30 au lieu de 3h30 initialement prévu. Je décide de pousser pour aller voir le mirador zapata qui se trouve une heure après mais la pluie se mêle de mes affaires et je me rends compte que je ne verrais rien.

 

Le retour en sous bois me parait extrêmement long mais finit par se terminer aux environs de 20h30 (départ 15h).

Raissa avait eu affaire à un rat atomique pendant ce temps et ne voulais plus dormir dans le refuge. Lol

 Nous montons donc la tente dehors à l’abri des arbres et du vent !!!

 

Le lendemain, nous rentrons et tentons de faire du stop. Il y a encore un vent de malade et j’en perds mon chapeau plusieurs fois. Finalement un pick up nous prend en stop et nous dépose à l’administration du parc. De là, nous prenons un bus pour Puerto Natales.


Le hic, c’est que au bout d’un moment, le chauffeur se rend compte qu’il n’y a plus de pression dans le circuit hydraulique.

Ce qui est extrêmement embêtant pour un bus à frein hydraulique en montagne…

On essaye d’aider le chauffeur à réparer mais sans succès.

Nous voilà immobilisé près d’un groupe de Guanacos.


Nous en profitons pour les photographiés avant qu’on vienne nous secourir. Enfin, nous entassé dans un bus qui mettra 2h à rentrer (debout dans le bus = voyage pas cool).

En parlant de Guanacos, cet animal très fier, avait quasiment disparut du parc avant sa création dans les années 80. Grâce à la politique de repeuplement, il y en a aujourd’hui plus de 3000 !

A puerto Natales, nous avons l’immense plaisir de goûter à une douche CHAUDE !!!

Bientôt, les derniers articles de ce périples, suivi d'un peu de cultures brésiliennes, Bahia et le Pantanal!

Stay Tuned!


Ps : Aller voir les jolies photos qui sont dans les albums!

 


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Lundi 5 mai 2008

El Calafate est mondialement connut pour se situer à côté du glacier le plus actif au monde : Le Perito Moreno.

Arriver làs bas de bon matin, nous arrangeons un camping et allons directement voir le glacier.

Le Perito Moreno descend tout droit du Campo de Hielo Sur et est très actif. Il y a beaucoup de glaçon qui tombe dans l’eau dans un vacarme assourdissant.

 

 

 

Il est surtout célèbre pour ses ruptures. En fait, tout à fait de manière irrégulière et imprévisible, le glacier se casse. Comment et pourquoi me direz vous ?

Et bein prof Indianajo va vous expliquer :

Quand le Perito Moreno s’avance dans le lac, il finit par le séparer en deux. Le glacier frotte sur le fond du lac et forme alors un barrage naturel être les deux partie du lac. Le niveau de l’eau dans une partie se mets à monter car n’est pas évacuer. Elle monte si haut que la différence de hauteur entre les 2 lacs peut atteindre 20m !


Et là, un petit peu d’eau commence à filtrer de l’autre côté. Puis un peu plus, un peu plus, ouvrant toujours plus la brèche jusqu’à ce que le filet d’eau devienne une rivière, creuse le glacier et forme un pont en surface, qui se rompt sous son propre poids. Ce processus ne prend qu’une journée en générale.*


C’est arrivé 3 fois ces 30 dernières années, en 1980 et des brouettes, 2004 et 2006.

Voila, nous passons l’après midi à admirer ce glacier et ses grondements.

Le lendemain, 30 janvier, nous nous reposons et allons voir une réserve ornithologique avec des flamands roses ainsi qu’un musée sur la culture indienne patagonique  (les Aonikenks) et comment les argentins les ont exterminés la fleur au fusil…




Et pour finir, une photo tout droit venue des miracles de l'informatique :



Par Jo l'Indien - Publié dans : indianajo
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Jeudi 1 mai 2008
Suite de El Chalten


Après une courte nuit et avoir loué un baudrier, je pars à l’assaut du paso del viento.

La vue est magnifique depuis cette partie du parc, il n’y a pas de nuages sur le Fitz Roy. Oups, j’ai oublié de m’enregistrer auprès des gardiens (mais j’ai pris soin de donner mon itinéraire à Raissa et au guide Luis).


 

 


Après 6h de marche j’arrive au lago Torro où je devrais m’arrêter si j’étais raisonnable. Je décide de continuer (en effet, le trek est normalement de 4 jours mais j’ai prévu de le faire en 2). J’attaque la partie la plus difficile où je suis censé traverser une rivière sur un câble et ensuite marcher sur le bord d’un glacier.

 

Le chemin, (marqué par des tas de pierres) est difficile à suivre. Je mets pas mal de temps pour trouver le câble qui me permet de passer la rivière qui sort tout droit du glacier.

De toute façon, j’ai du temps.

Je mets mon baudrier et me hisse sur le câble qui est en pente inversé. Pendouiller au dessus d’une rivière glacière en furie est une expérience assez intéressante.

 

 

Ce passage était un peu physique. Je continue mon chemin et débouche sur un pierrier qui longe le glacier. Il devient carrément impossible de suivre le chemin. Je suis un peu perdu là ! Pourtant il suffit d’aller tout droit. Je me rendrais compte par la suite que ce pierrier est en fait sur le glacier. Ce qui rend impossible l’entretien de tout chemin.

Au bout d’un moment, j’aperçois une brèche dans la falaise au dessus de moi et décide de m’y engouffrer. J’escalade dans la pierre friable au moins 15 bonnes minutes avant d’arriver sur le plateau (mini) qui surplombe le glacier. Ouf, quelques sueurs froides.

 

De là je continue et aperçois même le chemin au loin. Je finis par le rejoindre.

Un autre problème se pose. Comment je vais trouvé de l’eau pour m’alimenter une fois arriver en haut ?



 

Bon, je repère les filets d’eau qui coule ça et là et me dit que cela devrait suffire.

J’en chie grave pour grimper dans ces petites pierres et vu l’inclinaison de la pente.

Mais, vers 20h30, j’arrive enfin en haut et découvre une vue sans nuage (ce qui est rare apparemment). Ça valait vraiment la peine. C’est magnifique.

 

Mon problème d’eau est réglé vue qu’il y a un petit lac à côté du quel j’installe ma tente. Je prends même le temps de me rincer de toute la sueur.

 

En cuisinant (un bon plat de riz), je commence à me sentir mal, la tête qui tourne et la gerbe. Je me dis que ça doit être une baisse de tension dut à la fatigue et aux émotions que je me suis faites. Je commence à manger et rends tout immédiatement.

Je me sens mieux, continue à manger en regardant le coucher de soleil. Je suis repris de nausées très rapidement. Je re vomis juste avant de me coucher.

 

 


Je bois beaucoup. Je me fais un mélange, eau salé sucré infâme et m’endors.

Après une nuit terrible, je me réveil quand même pour aller voir le coucher de soleil (je ne suis pas venu là pour rien quand même !!!) mais ne me sens pas mieux. Je redors un peu et me fais un peu de riz au lait pour le petit dej. Juste pour voir si ça passe.

 

 

 

Je suis très préoccupé car faire des efforts comme je fais sans pouvoir manger, c’est suicidaire. De plus, je ne peux pas m’arrêter une journée pour me reposer  vu que je n’ai aucun moyen de communiquer à Raissa où et pourquoi je m’arrête.

Le petit dej reste (malgré les nausées) et je décide de redescendre avec ce tout petit déjeuner.

Je redescends difficilement et à moitié voire complètement vaseux. Je passe près du camp où j’avais prévu de rester la veille mais il était bien plus bas que le niveau auquel j’avais rattrapé le chemin la veille. J’arrive dans le pierrier au bord du glacier et me rend compte que en effet, il fait partie du glacier. Je glisse plusieurs fois sur la glace et tombe. Je tombe plusieurs fois à cause de l’instabilité des pierres. Finalement, après 3h30 de descente difficile et stressant (si je tombais) personne n’était là et comme je n’était pas en forme…), je retrouve enfin la tyrolienne (dans le bon sens cette fois ci).


 

 



Je retrouve la zone où il y a des touristes et suis soulagé. Je continue doucement et malgré les nausées, je décide de manger vers 3h de l’aprem. Je me fais un peu de riz (pour varier). Il passe mais n’est pas loin de ressortir. J’attaque la dernière grimpette et m’arrête toutes les demi heures pour souffler.


 

 


J’arrive finalement vers 19h à El Chalten. Je suis épuisé…

 

Je mets presque une heure pour traverser le village et rejoindre le camping où nous nous sommes donnés rendez vous avec Raissa. Je monte la tente et l’attends. Je ne la vois pas. Vers 21h, je ne tiens plus et vais manger une pizza. Ce coup ci ça passe bien et en quantité ! Que c’est bon !!!

 

Requinqué, je me mets à la recherche de Raissa et visite les hotels du village. Je la retrouve finalement et elle aussi était malade. Elle a passé la journée couchée… Tu parles d’un couple d’éclopé.

Ne me voyant pas arriver, elle avait retenue un lit dans cet hotel, mais il n’y en avait plus pour moi. Du coup, je retourne dans ma tente et m’écroule. Le lendemain, réveil à 5h30 pour prendre le bus pour El Calafate.

J’ai beau être matinal, j’ai mal !!!!

Ps : Commentez

Par Jo l'Indien - Publié dans : indianajo
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Lundi 28 avril 2008

Opa !

 

 


Donc, après ce petit trek de mise en jambe, nous avons voulut continuer notre chemin, toujours sur la Carretera Australe, et aller vers Rio Tranquilo.

 

En arrivant, dans le village de Cerro Castillo, nous nous séparons des Israéliens, et commençons à faire du stop. Le problème est qu’il y avait beaucoup de concurrence. Nous étions au moins 8 personnes…

Du coup, on a poireauté au moins 5h sous le soleil jusqu’à ce que Raissa arrive à arrêter une voiture. Hélàs, elle allait dans l’autre sens, à Cohayque. C’est pas grave, nous retournons là bas et prenons un bus le lendemain pour Rio tranquilo. Au passage, nous avons faillit avoir un accident avec un troupeau de vaches.

Une des marguerites à eu chaud au miche…


 

 

A Rio Tranquilo, nous faisons un excursion vers la capilla de Marmol (Chapelle de marbre) qui est une formation rocheuse créée par l’érosion. Le tout, au bord du lac, bleu surplombé de pics enneigés, général Carrera (Buenos aires pour les argentins).

 



Ne voulant pas passer la nuit à Rio Tranquilo et échaudé par l’expérience de la veille, nous retentons de faire du stop directement.

Nous sommes pris par une riche Chilienne de Santiago qui se rendait en Taxi à son hôtel depuis Cohayque (je ne veux même pas savoir le prix de 8h de taxi…).

Elle nous laisse au bout du lac, à l’intersection entre la Carretera Australe qui descend jusqu’à la ville de Villa O Higgins, son terminus, avec la route qui se rend à Chile Chico, ville frontière avec l’Argentine.

 

Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’explorer la fin de la Carretera … Ce sera pour une prochaine fois…

 

Là, nous décidons de nous arrêter mais nous n’avions pas d’accès au plage du lac. Nous décidons alors, de passer les barbelés d'une propriété sans maison (bien, une avocate et un ingénieur…) et campons au bord du lac.

 

 



Nous nous réveillons tôt le lendemain, 24 janvier, au bord du lac Genral Carrerra qui est le 2nd plus grand d’Amérique du Sud après le Titicaca, pour aller faire du stop.

Coup de bol, la première voiture qui passe nous prend et nous emmène 12 km plus loin.

Là, nous tombons sur 2 autres auto Stoppeurs israéliens qui nous disent qu’ils tentent d’aller à Chile Chico depuis 2 jours…

Oulala, je sens que le stop va être long.

Heureusement, ce jour là, ils arrivent à se faire prendre en stop au bout de 2h, ce qui nous permet de commencer à tenter notre chance.

 

Le problème dans cette région est qu’il n’y a pas beaucoup de voitures qui passent (hormis celles de touristes qui ne s’arrêtent pas) et qu’il y a encore moins de bus.

 

J’ai demandé au village et à priori, il n’y a pas de bus avant le lendemain ou le sur lendemain…

Par chance, et je ne sais pas pourquoi, un bus passe et nous l’attrapons vers 14h.

Nous suivons donc ce magnifique lac jusqu’à Chile Chico.


 

 

Nous décidons de ne pas rester là, même si le festival Beatles mania nous semblait très attrayant… LOL

Nous passons la frontière et nous retrouvons à Los Antiguos, capitale de la cerise (on s’en est mis plein le bide…). De là, et le lendemain, nous prenons un bus pour El Chalten via la Fameuse RUTA 40.
 

Premièrement, nous montons dans un bus grillagé ressemblant à un bus de prisonniers. Ceci est pour éviter que les projections de pierres n’éclatent les vitres. Ça s’annonce bien !


Nous nous engageons sur cette longue route qui traverse la pampa, ou plutôt le désert. Il n’y a quasiment pas de ville sur les 700km que nous devons parcourir. Si bien que 2 restaurants/stations services, sont marqués sur la carte d’argentine comme des villes pour que les gens sachent qu’il y a quelque chose sur cette route.

 


Nous ne croisons que des camions et des guanacos (sorte de lamas) et nandus (sorte d’autruche mais en un peu plus petit).

 

Mais attention, si vous voulez circuler sur cette route mythique, il va falloir s’ennerver. En effet, ils sont entrain de la goudronner. Ce devrait être chose faites d’ici un ou deux ans…

Ce petit voyage de 12h, me permet de rencontrer Luis, qui est guide de haute montagne à El Chalten et qui me donne des infos précieuses sur les treks intéressants à El Chalten.

En effet, il me dit qu’il y a un trek, moins parcourut, qui passe par le paso del viento et qui est très intéressant. De là, me dit-il, on peut voir le campo de hielo sur (une vaste zone de glaciers qui s’étend au sud du Chili). Il me dit aussi qu’il est possible de faire le trek du Fitz Roy (3jours en temps normal) en 1 journée…

Ça tombe bien car mon nombre de jours est limité et j’ai vraiment envie de faire le paso del viento…

 

On arrive à El Chalten (haut lieu mondial du trekking et de l’alpinisme à cause des pics Fitz Roy et Torre) vers 5h du matin. Luis nous montre le chemin du camping gratuit pour alpinistes (ça arrange bien nos finances vu le prix de la nuit dans cet endroit en saison). Nous montons la tente et je mets le réveil à 8h pour partir pour ma journée de folie. Raissa voulais se reposer et feras un bout du trek les jours où je ferais le paso del vento.

 

Première bourde, nous avons changé d’heure… du coup je me réveil qu’à 9 h !

Je mange en vitesse, vais m’achetez un casse croûte et roule ma poule. J’attaque le sentier à fond les ballons et dépasse vite les premiers groupes du matin. J’enchaine les points de vues (et les montées et descentes qui vont avec) : campements poincenot, mirador glaciar pedras blancas, laguna de los tres, laguna hija y madre, campement de agostini…

 

 




Je croise beaucoup, énormément de touristes. Hélas pour moi, le Fitz Roy et le cerro Torre avaient la tête dans les nuages toute la journée. Le paysage est quand même magnifique.

 

Je rentre au campement après 10h30 de marche full speed !!! Bon ok, j’ai triché, je n’avais qu’un petit sac à dos…

La suite Jeudi...

 

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Par Jo l'Indien - Publié dans : indianajo
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Mercredi 23 avril 2008

Arrivé à Puerto Chacabuco et après une nuit hors budget (loi de l’offre et la demande, quand tu nous tiens…) nous nous dirigeons vers Cohayque. De là, nous prenons des informations pour faire le trek du Cerro Castillo. Nous prenons un mini bus qui nous lâche au milieu de nulle part.


Nous nous éloignons un peu de la route et établissons notre campement.

Nous sommes dérangés en permanence par des vaches extrêmement curieuses et hargneuses (ça doit être à cause de leurs petits…). Bref, je suis obligés de les éloigner en criant et en les menaçant avec un bâton (ce qui n’est pas super malin quand il y a un taureau au milieux…).

 

Indianajo Berger.

 

Nous sommes réveillé le lendemain par ces mêmes vaches qui rasent la tente. Je me lève en catastrophe pour les faire fuir et éviter qu’on se fasse écraser…

 

La première partie du trek est plate mais longue. C’est une route qui mène jusqu’à l’entrée du parc. Le garde à l’entrée nous explique qu’il est tout seul pendant 20 j avant d’être relevé. Le prix d’entrée est ridicule et ne mérite même pas d’être mentionné. Nous regardons sur le registre d’entrée et voyons qu’en 18 jours, seul 20 personnes sont rentrées. Cool.

Typiquement le type de truc que j’aime !

 

Par coïncidence, un couple d’Israéliens, rentre le même jour que nous mais il y a de la place et nous dormons chacun de notre côté (genre chacun dispose d’un KM carré…).

 

Le lendemain, nous grimpons un col difficilement dans un pierrier. Nous sommes très chargé car nous avons toutes nos affaires avec nous. Raïssa a dût mal dans le pierrier.


En haut du col, nous nous retrouvons sur la neige. C’est la première fois que Raïssa marche sur de la neige. Elle n’est pas rassurée au début mais s’habitue assez vite.

Nous apercevons notre premier condor.


Nous redescendons en skiant puis dans le pierrier. Raïssa est très fatigué par ce pierrier et je passe du temps pour lui expliquer quelle est la meilleure technique pour descendre ce genre d’obstacle (c’est très pentu et glissant).


Nous passons près de glacier suspendu dans le vide et finissons par arriver au campement après 8h de marche. Nous n’avons parcourut que 10km en linéaire mais qu’est ce que c’était fatiguant. Nous avons le temps de manger (notre déjeuner), de nous laver dans la rivière geler (ouch) avant de voir arriver les Israéliens.


Ils se sont perdus et arrivent exténués. Il est vrai que le chemin est très peu marqué (il est signaler par des tas de pierres à intervalles réguliers. Le problème est qu’en début de saison, c’est tas de pierres sont peu visibles et qu’il faut se concentrer pour ne pas se perdre).

 

Nous repartons tôt le lendemain, montons en direction d’un second col, passons près d’un lac vert magnifique (croisons encore un condor). Depuis ce lac, ça se complique, il faut remonter dans un pierrier, puis de la neige jusqu’au niveau du glacier qui pendouille au dessus du lac. Je dis à Raïssa que une fois en haut, tout ira bien. Nous passons 2h à monter (il doit y avoir 700m en linéaire…). En haut, nous sommes à cours d’eau et nous ne pouvons pas manger.




Il y a une superbe vue depuis là.

Nous continuons confiant que la descente ne sera pas pire que la montée.


Là, nous arrivons devant une descente dans des petites pierres qui doit bien être incliné à 50° !

A ce moment là, vous auriez put entendre le plus parfait des gros mots brésiliens : PUTA QUE PARIU !!! (Littéralement, pute qui à accouché).


Je dois dire, que c’est la première fois que je l’entendais avec autant de convictions.

Bref, vous l’aurez compris, bien flippant la descente. Je vérifie sur mon genre de carte qu’il faut bien descendre par là. Bah oui, c’est par là.

Il n’y a pas vraiment de chemin et on distingue quelques traces de pas de temps en temps que j’essaye de suivre. On attaque la descente et on ski littéralement…

 

Nous croisons un petit ruisseau en plein milieu et nous arrêtons pour cuisiner au milieu de ce désert de pierres.


Un autre condor passe au dessus de nous. C’est vraiment grands ces bêtes là ! (Ça peut faire jusqu’à 2,5 m d’envergure).


Quand nous repartons, nous apercevons les Israéliens entrain d’attaquer la descente.

Normalement, nous nous séparons ici parce qu’ils veulent rentrer directement et nous voulons faire une boucle supplémentaire.

Nous prenons un petit chemin dans les pierres à flancs de montagne. Il n’est pas censé descendre mais commence à bifurquer. J’ai de plus en plus de mal à trouver les marques et me perds plusieurs fois. Le chemin finit par piquer carrément vers le bas ce qui ne devrait pas faire.

Nous n’avons pas le choix de toute façon. Nous le suivons et atterrissons dans la forêt au milieu de rien. Le chemin disparaît. Je suis plus ou moins des traces de pas et de bâton de marche laissé par quelqu’un qui a dut se perdre aussi. Après 20 min de marche dans ce bois, nous tombons sur un chemin.

Nous décidons d’abandonner et de ne pas faire la boucle supplémentaire. Nous trouvons un campement idéal sur le chemin, près d’une rivière.

Nous avons le temps de nous installer, de nous laver et de manger avant de voir arriver nos potes. En fait nous avions rejoins le chemin initial.


Après une bonne nuit de sommeil et 3h de marche, nous arrivons enfin dans la petite ville de Cerro Castillo.


Encore une belle aventure….

Par Indianajo - Publié dans : indianajo
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