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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 11:10

Après ces 2 jours de bonheur au fin fond du Minas Gerais, il nous faut rentrer vers la civilisation. Enfin, mes deux collègues doivent rentrer car moi, je vais continuer à visiter les sites les plus visités du Minas.

 

Je quitte Sao Gonzalo en ayant l’idée d’y revenir. En effet, je compte parcourir l’Estrada Real de Ouro Preto à Diamantina en mai prochain. Un bon trip en perspective :) !

 

Nous reprenons le bus à 6h et arrivons à Belo Horizonte à 16h après un changement à Diamantina (où nous avons appris la défaite de la France face à l’Angleterre bouhouhou…).

 

Je laisse ici mes deux acolytes et prends un bus pour Congonhas où j’arrive deux heures après.

 
Congonhas est une ville d’environ 70 000 habitants qui a pour seul attrait une basilique construite et sculptée par l’Aleijadinho.


Qui est donc cet homme au nom imprononçable ?

 En résumé, c’est un des plus grands sculpteur d’Amérique Latine (il ne pouvait pas se servir de ses mains, donc ses outils étaient attachés à ses bras !!!) et il détestait les portugais.

 

Je me mets en recherche d’un Hôtel pas cher mais après quelques tentatives, je n’ai réussis à obtenir qu’une chambre à 45 reais.

 

Ceci est complètement hors de mon budget évidement. Après avoir demandé à quelques passant, je dégote un petit hôtel miteux (le mot est faible) pour 15 reais. Ce sera donc mon petit nid d’amour pour la nuit.

 

Le lendemain, je monte à l’aube sur la colline hébergeant la basilique et prends quelques photos au lever du soleil.

 

Les caractéristiques principales de cette église sont qu’ils y a 12 statues finement sculptées des prophètes à son entrée ainsi que 6 chapelles sur le parvis, représentant chacune une étape de la vie du christ.

 

Je reprends un bus en fin de matinée pour Tiradentes via Sao Joao del Rei.

 

Tiradentes (wikipedia) est le nom d’un révolutionnaire qui a tenté de renverser les portugais (cela veut dire « arracheur de dent » ce qui laisse deviner ce qu’était son activité principale:)).

C’est aussi le nom d’un petit village très mignon, construit à l’époque de la ruée vers l’or.

 

Bon, c’est un petit village extrêmement touristique mais les rues sont très jolies. Heureusement que j’y suis pendant un jour de semaine, sinon il y aurait trop de gens pour moi.

 

Il y a dans ce village, 5 ou 6 églises pour 1000 habitants, toutes plus jolies les unes que les autres et richement décorées. Une est encore une œuvre de l’Aleijadinho !

 

Fait notable, une fois de plus, un chien seul m’a accompagné pendant une bonne partie de la visite du village…

 

Je voulais essayer de dormir ici, mais je n’ai pas réussis à trouver une poussada pour moins de 50 reais donc je m’en retourne à Sao Joao del Rei.

 

Là, je dégotte, non sans difficulté, un hôtel en centre ville pour 15 reais (bien plus propre que celui d’hier) et juste en face de l’hôtel royal ou la nuit avoisine les 150 reais :) !

 

En plus, je me trouve un ami suisse, francophone qui plus est, pour partager un repas et quelques bières.

 

Le matin suivant, je découvre Sao Joao del Rei avant de rentrer vers Rio et souffrir des embouteillages une fois de plus. (Une heure pour rentrer de la gare routière à chez moi, SNIFF…)

 
Até Mais !!!!

PS : N'oubliez pas de commenter et d'aller voir l'album photo

Par Jo l'indien - Publié dans : indianajo
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 21:53

Au petit matin suivant, après un copieux petit déjeuner, la gérante de la Poussada nous fait part d’un de ses petits trucs du coin.

 

Tranquille

Elle nous dit qu’il existe une cascade souterraine à environ 2h30 de marche du village et que ça vaut vraiment le coup.

Fica combinado !

 

Bon, ben on est partit. En pleine chaleur évidement, sinon ce n’est pas drôle, nous marchons sur un chemin très poussiéreux.

 

Le décor est toujours aussi sec et impressionnant. On dirait que même les roches sont brûlées par la chaleur.

 

 

Nous arrivons enfin dans cette grotte souterraine. Nous tombons sur une première cascade puissante. Nous en profitons pour se rafraîchir.


Puis, nous descendons dans la cascade pour nous retrouver dans la grotte !!!

Il y a environ 50 cm d'eau. Heureusement, j'avais emmené ma lampe torche et un sac étanche pour mon appareil photo :)!

 

A environ 30 m, il y a une deuxième cascade. Le pieds quoi !!!


On est vraiment vernit, car en plus de ça, il y a un rayon de soleil avec juste le bon angle pour illuminer la grotte...

 http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3ain1_2-sao-gonzalo-131_blog

 

Nous rentrons vers 16h au village, juste le temps de profiter d’une bière dans un hamac et d’une bonne douche avant d’aller voir une nouvelle fois les processions du jour.

 http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3ajp7_2-sao-gonzalo-135_blog

Encore une fois, nous nous sentons un peu étranger à la fête mais c’est super intéressant à boire. A voir, je voulais dire :)!

 

Ce coup ci, il y a deux groupes de danseurs. Un, qui est composé essentiellement de jeunes filles (avec deux meneurs adultes) et un composé de jeunes hommes affublé de plumes.

 

Ces deux groupes font plusieurs aller et retour entre le devant du cortège (un prêtre portant une croix) et le roi des esclaves accompagnés de sa reine et de sa cours.

 

La procession fait le tour du village mais nous profitons d’un virage pour nous engouffrer dans un resto et nous restaurer d’un bon plat local : Des LASAGNES !!!!

La suite mercredi.

Pour finir, une photo marrante prise au coin d'une rue. Le prolongement du batiment est un barzinho :)

Le ZOOM :

 


Até logo


PS : N'oubliez pas d'aller voir l'album photo : MINAS GERAIS

Par Jo l'indien - Publié dans : indianajo
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 21:45

Nous prenons donc le bus pour São Gonzalo Do Rio Das Pedras (Saint Gonzales De La Rivière des Pierres, c’est beaucoup moins classe comme ça :)).

 

Le plan est de dormir dans ce village et de rejoindre le lendemain un autre village (Milho Verde, le mais vert).

 

Il y a environ 40km à parcourir sur l’Estrada Real. L’Estrada Real était la route qui reliait, Diamantina à Paraty puis Rio de Janeiro en passant pas Ouro Preto en collectant au passage toutes les richesses accumulées. Elle servait également à faire remonter les esclaves depuis la côte vers les mines.

Elle fait environ 1500 bornes je crois.

 

Bref, pour 40 km, on ne s’attend pas à plus de 1h de trajet. Mais en fait, après être sortie de Diamantina on commence à rouler sur un chemin poussiéreux défoncé.


On traverse des paysages magnifiques. Tout est sec, il y a des enchevêtrements de roches impressionnant et c’est très vallonné. On croise des gens montant à cheval, le tout dans une ambiance Safari sur des routes recouvertes d’une épaisse poussière rouge. 


 


 

 

Les bus sont vraiment moins classe. Le chauffeur s’arrête avant une côte et ouvre le capot pour vérifier que le moteur ne surchauffe pas !!!

 

Un petit barzinho perdu au milieu de nulle part!!

On arrive enfin à destination 2h après. Nous avons seulement croisé un petit village (qui avait quand même un bar:)). Sao Gonzalo est vraiment très mignon, rue grossièrement pavé, quelques coccinelles, des chevaux, des barzinho :) !

 
















Les gens nous dévisagent un peu quand même. Les étrangers ne viennent pas souvent. On trouve un logement dans une poussada tenu par une suisse qui habite là, au milieu de nulle part, depuis 30 ans. Elle nous loge dans une ancienne école. Une poussada très bien tenue et peu cher.

 

Elle nous dit que nous sommes chanceux car nous arrivons le week-end de la fête des Escravos (esclaves).

 

360 !!!

 
Il y a environ 3 fêtes par an dont celle-ci à São Gonzalo et nous arrivons ce jour là ! Imaginez, 360 jours par an, rien ne se passe dans ce petit village, 360 jours !!! On a vraiment, excusez moi l’expression, le cul bordé de nouilles !!!

 

Bref, c’est déjà la tombée de la nuit et nous décidons de descendre sur la place principale pour voir à quoi ressemble cette fête.

 

En fait, après une messe, un groupe de danseurs et musiciens se dirige en chantant vers la maison du roi des esclaves, où ils emmènent la relique du saint (São Rosa mais je ne suis pas sûr). Ils ramènent cette relique près de l’église, la hissent en haut d’un mât et lancent un feu d’artifice (artisanal au possible (un mec se crame à chaque allumage:))).

 

Les vidéos :

http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3agdr_2-sao-gonzalo-22_blog

http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3agxr_2-sao-gonzalo-23_blog

http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3ah40_2-sao-gonzalo-24_blog

http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3ahgi_2-sao-gonzalo-31_blog

 http://www.dailymotion.com/hindijo/video/x3ahnd_2-sao-gonzalo-32_blog


On a un peu l’impression de faire tache au milieu de tout ça. Il faut dire que trois blancs pendant une fête des esclaves….

 

Pour tout vous dire, il y a deux églises dans le village, une grande au sommet de la colline et réservée aux blancs, une petite en bas construite la nuit par les esclaves… Vive l’ambiance !!!

 

Ensuite, il y avait un groupe de musique ultra mauvais qui jouait du forro debout sur la remorque d’un camion. Mais bon, ce n’est pas grave, il y avait des caipirinhas !!!

 

Obrigado (cliquez)

Par Jo l'indien - Publié dans : indianajo
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 15:04

Oi gente !!!

 

Comme je l’avais écrit dans le dernier article, j’ai fini mes examens et cela c’est relativement bien passé (même très bien passé). Du coup, pour fêter ça, je suis reparti dans la nature :

 

Le Minas Gerais (traduisez : les mines générales)

 

Cette région située au nord de Rio était la région qui produisait plus de la moitié de l’or du monde au 18ième siècle. Elle recèle de petite ville coloniale construite lors de la ruée vers l’or.

 

Je décide de partir avec Ben mon colloque et Sebastian le Teuton.

 

Nous voulions partir à Ouro Preto (or noir) qui est une des villes les plus célèbres du Minas Gerais. Seulement, nous n’étions pas les seuls car pendant les fériés, tous les cariocas fuient la ville. Donc, ils n’y avaient plus de places dans les bus. Bon, en s’y prenant au dernier moment c’était un peu dangereux.

On commence à déprimer à l’idée de rester à Rio pendant un week-end de 4 jours…

Du coup, on prends les derniers billets pour Belo Horizonte qui est la capital du Minas. Il n’y a rien à y voir, c’est la troisième plus grande ville du pays et c’est moche à souhait (dixit tous les guides touristiques) mais on se dit que nous aurons plus de chances de trouver un bus pour une quelconque destination dans le Minas.

 

Nous voilà donc partit dans un bus de nuit (départ 1h30), très agréable d’ailleurs (enfin autant qu’un bus de nuit peut l’être) et nous arrivons à 8h du matin à Belo Horizonte.

 
Jusqu’ici tout vas bien.

Bon, là, la queue pour aller dans les villes les plus célèbres du Minas est quand même longue. On choisit donc aller à Diamantina. Cette petite ville était située sur un filon de diamants (d’où le nom original) et se trouve à 350km de Belo Horizonte. Elle est classée par l’UNESCO et tous les guides disent que ça vaut le coup si on a le courage de faire le détour. Bon, ben nous, on n’a pas vraiment le choix…

 

En achetant le billet, la vendeuse nous demande deux fois si on est sûr de vouloir aller là bas. Hum hum, ça nous met le doute…

 

On sent qu’on s’éloigne du monde civilisé car les bus pour Diamantina sont déjà moins classe. 5h30 de bus plus tard, vers 3h de l’aprèm, nous arrivons enfin à Diamantina.

Direction, une bière !!!

Il n’y a personne dans les rues grossièrement pavées de Diamantina. Il faut dire que nous sommes en plein férié. Ce petit village situé sur une colline a vraiment du cachet.





 


 


 


 


 


 








 



  






 


 


 


 


 


 


 



 



Nous pensons être les seuls touristes mais on rencontre une équipe de tournage française qui
tournait la dernière édition de « Pékin express » !!!

On a d’ailleurs un peu de mal à trouver une pousada pour la nuit vu qu’il y a 80 guguss pour le tournage de cette émission.

Après quasiment 2h de recherche, nous finissons par trouver une chambre en sous sol, pleine de moustiques. Bref, un vrai bonheur.

Le lendemain et après la nuit de sommeil réparatrice, nous visitons les 4200 églises de Diamantina. Durant ce week-end, je n’aurais jamais visité autant d’église de ma vie.

 


 


 



























Je n’ai trouvé aucune explication pour le nombre incroyablement élevé d’églises par habitant.

Nous nous baladons dans les rues, au marché, dans les églises (qui ne sont pas construites droite !!! On dirait qu’ils n’avaient pas de niveau les bougres !!!). Tout ça au son de l’avé maria :

 


Vidéo

 
Après un petit tour à l’office de tourisme, nous décidons de ne pas rester à Diamantina plus longtemps (on a déjà fait le tour du village trois fois !!!).

On décide donc de prendre le bus de 15h pour aller au village de Sao Gonzalo do rio das Pedras. Il n’y a qu’un bus par jour donc il ne faut pas le louper…

 

Et là, commence la partie intéressante du voyage :) ! Mais ça, vous pourrez le lire la prochaine fois.

 

Abraços

Par Jo l'indien - Publié dans : indianajo
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 04:28
Ola todos !

 

Bon, voici le dernier volet de ce petit trip ! J’aurais quand même réussi à vous en parler pendant trois semaines ! Juste le temps pour moi de passer mes exams et de me préparer à repartir :) !

Je sais que c'est un peu long à lire mais rassurer vous, c'est encore plus long à écrire!!! D'ailleurs, je n'ai pas eu le courage de relire alors attention les yeux pour l'ortographe!!!

 

Nous nous réveillons donc dans notre petit nid douillet au bord de la plage. Après un petit dej rapide, on retrouve le père du pêcheur et on met les voiles. Nous n’avons jamais rencontré le propriétaire.

Jem, tellement réveillée, arrive à se coincer la main entre les lattes de bois de la térasse en essayant de récupérer un truc. J'ai été obligé de lui savonner la main pour la faire sortir... La journée commence bien!!! 


Nous partons vers Praia grand d’Araçatiba, le prochain port. Je dois déposer les filles là pour qu’elles prennent un bateau pour revenir vers Abrao pendant que je ferais le chemin à pied sur deux jours.

 

Sur me chemin nous croisons un groupe de petits singes. En nous voyant ils s’enfuient, mais après quelques minutes de patience, ils re-pointent le bout de leurs nez et nous avons tout le loisir de les admirer.

 




Une heure et demi après notre départ, nous arrivons au dit port. Nous essayons de trouver un bateau en faisant le tour des gargotes mais nous avons très peu de succès. On finit par trouver quelqu’un qui nous dit de prendre un bateau pour le lagoa verde et d’attendre là qu’un bateau de touristes nous transportent jusqu’à Abrao. On va sur le quai et le deal est vite arrangé.

 

Je dis au revoir à mes Indiana girl qui ont été exceptionnelles et leur dit en rigolant :

« A ce soir à Abrao »

 

Je me retourne et commence à marcher. J’ai lancé cette boutade tout en sachant au fond de moi que je suis capable de le faire malgré la distance…

 

Je remets mes chaussures, serre fort et règle mes sangles. Je commence à marcher d’un pas décidé. Je regarde la carte, j’ai 30 km de sentier côtier à me taper avant Abrao. Je me dis que je tente de tout faire en une journée si j’arrive à Lagoa Azul avant 15h. Il est déjà 11h.

 

Je marche vite, et commence tout de suite une ascension direction Longa puis Sitio Forte. Une pancarte me dit qu’il me faudra une heure et demie pour atteindre Longa et 3h pour Sitio Forte. 45 min plus tard, j’arrive devant l’église du petit port de pêche de Longa. Je me laisse guider par le champ dominical et recommence à monter vers l’anse de Sitio Forte.

 





Il fait chaud et humide quand je monte dans la forêt et je me liquéfie à une vitesse hallucinante.

Clique sur le lien pour voir comment j'en chie!!!

 

J’arrive au début de l’anse de Sitio Forte. Je me trompe de chemin et arrive dans un genre de ferme haut de gamme avec un gros panneau « keep out »… Bon évidement, je n’ai pas envie de faire demi tour et j’escalade la clôture et me retrouve sur une plage où des touristes arrivés par yatch privé me voit débarquer, médusés

 

Je continue mon chemin sur cette plage de rêve et trouve même de quoi prendre une douche froide pour me rafraîchir.

 

Il me faut plus d’une heure pour avaler l’ensemble des trois criques de l’anse de Sitio Forte. Dans la dernière, je trouve une école !!! Perdu au milieu de nulle part avec des gosses entrain de jouer au foot !

 

Je décide de « déguster » mon maigre repas à bas de thon et de pain ici. Je n’ai quasiment plus d’eau (j’ai déjà engloutit 1,5 litres en 2h !!!). Il faut que je me ravitaille au prochain village.

 

Je repars et continue à monter. Je ne rencontre personne sur les chemins sauf là, précisément, je rencontre quelqu’un accroupi sur le chemin à côté d’un tas de poisson. Cette personne est autiste et j’ai donc un peu de mal à communiquer avec elle. Je comprends qu’elle me demande de l’eau. Je lui donne donc ma bouteille et elle la finit. Bon ben je crois que je vais me limiter sur la boisson.

 

Après un petit moment ou elle accroche mon sac, j’arrive à repartir. Il me faut une petite heure pour arriver au prochain village. Heureusement, il y a un hôtel ici et j’arrive à me procurer une canette de coca. Je remplis ma bouteille avec de l’eau que je purifie immédiatement avec des pastilles micropur. Le groupe de touristes qui se prépare à quitter l’endroit me dévisage bizarrement. Je ne comprends pas pourquoi…


Un gringo qui débarque tout puant et suant avec son sac sur le dos, Quoi de plus normal ? lol

 

Je continue mon chemin et après 1h30 d’effort, deux ou trois « cols », 1,5 litres d’eau, quelques iguanes et deux plages, j’arrive enfin à Bananal.

 

Bananal est un petit village du genre sinistré. Il y avait en effet une ancienne fabrique de sardine en conserve. Elle a évidement fermé et maintenant le village ne ressemble plus à rien. Et, j’ajouterais est sûrement et malheureusement en proie à l’alcool.

En effet, après avoir longé une mangrove remplit de déchet domestique, le quai défoncé et les restes de l’usine, je tombe sur un genre de bar ou les gens ont l’air bien arraché. D’ailleurs je rencontre Marcelinho qui se dirige vers le prochain village.

 

Je ne suis pas très bon en portugais mais avec lui, je ne comprends carrément rien !!! Il est plein comme un barrique et se casse la figure toute les deux secondes sur le chemin côtier. Au bout de quelques minutes je décide de le laisser et lui souhaite bon courage (tout en sachant qu’il n’est pas près d’arriver…).

 

J’arrive enfin sur la plage menant au Lagoa Azul vers 15h. Je suis bien crevé et assoiffé et a lieu de trouver un havre de paix, je trouve une anse pleine de bateaux à touristes écoutant de la musique. Il me faut au moins 1 s pour me convaincre que je ne vais pas rester là !!!!

Je trouve des locaux qui étaient là pour revendre des sucreries aux touristes, qui me disent :

 

Il me faut 5 h pour aller à Abrao en marchant vite, il t’en faudra au moins 6 à toi (sous entendu : faible gringo).

Je vous laisse imaginer ce que j'en pense niarkniark!!!

 
Bon, ben je crois que je vais réussir mon pari ! (Je n’ai pas d’autre choix
:))

 
Très bien, pas de temps à perdre si je veux pouvoir arriver avant la nuit qui tombe vers 18h30.

 
Je me remets à avaler les km. Je me trompe souvent de chemin (vu que je n’ai pas de carte) et arrive souvent chez les gens. C’est assez marrant car leurs réactions sont toujours les mêmes :

Le chemin, il est derrière toi à 300 m et tu prends à gauche au lieux de prendre à droite (ce qui signifie, tu redescends tout ce que tu as monté et tu le remontes 50 m plus à droite…). Mais souvent, la deuxième phrase est une question : Vous êtes combien ?

 

Et comme je suis tout seul, il consente à me faire passer par le haut de leur « jardin » pour déboucher directement sur le chemin. Cela me permet d’économiser de précieux quarts d’heures.

 

J’arrive finalement à Japariz vers 16h30. Les touristes quittent l’endroit, qui est bourré de restau, pour remonter sur leurs bateaux.


Le temps se couvre à l’horizon. Je profite de cette plage pour me relaxer les jambes et prendre un bain salvateur avant d’aborder la dernière partie du trip.

VIDEO

 

Ça fait vraiment du bien !!!

 
J’avale les km en moyenne deux fois plus vite que ce que me disent les différentes pancartes touristiques mais il me reste toujours une sacrée distance à couvrir avant d’arriver. Dans la forêt, il fait de plus en plus sombre et je marche d’autant plus vite. Je n’ai pas trop envie de me retrouver en pleine nuit dans la forêt.

 
J’arrive enfin à Saco do ceu (sac du ciel !!).

 

VIDEO

 

C’est un super village installé entre des bouts de mangrove, composé d’épave de bateaux et de baraques défoncés.


Je croise quelques pécheurs assis autour de quelques bières. Les gens sont super sympas et me propose même de l’eau, ce que j’accepte avec grand plaisir. Mais le crépuscule approche alors je repars d’autant plus vite.

 

Je passe sous des arches fleuries, sur des ponts au-dessus des bouts de mangroves, des chiens me gueulent et je m’éclate vraiment.


Je finis par dépasser le village après une bonne demi heure de traversé et me retrouve sur la dernière plage avant d’attaquer l’ultime monter vers Abrao. Il est déjà 18h.

 

Il y a un dernier « bar » sur mon chemin. Le barman est surpris de voir un touriste à cette heure tardive. En effet, ils repartent tous avec les bateaux taxis vers 4h. Moi, je m’en fou, tant qu’il me donne un soda et une bouteille d’eau !!!

 

La chaleur s’en va et je me sens mieux en marchant. J’attaque la dernière portion et retombe sur des singes. Ce coup-ci ce sont des singes hurleurs. Beaucoup plus gros et noirs.

 

Je les regarde un peu (malheureusement pas de photos car il faisait trop sombre) et repars. J’aperçois le dernier col depuis une clairière. Cela me donne du baume au cœur. J’en cours presque !!!

 

Quand j’arrive enfin en haut, il fait très sombre et je m’équipe de ma lampe frontale pour voir ou je mets mes pieds.

 

La dernière montée

J’arrive enfin à un aqueduc abandonné ce qui signifie que je suis quasiment arrivé. Là, j’ai deux options : ou je coupe par la forêt et j’arrive vite, ou bien je fais un détour d’un quart d’heure pour passer par la plage.

Je décide de couper mais rebrousse chemin au bout d’une minute.
 

En effet, couper, signifiait passer près d’une chute d’eau. Et en arrivant là, j’ai surpris un couple d’amoureux en plein « bain de minuit ». Je n’ai évidement pas voulut les déranger…

Ce sera donc la plage :), je ne suis plus à ça près !

 
J’arrive enfin à Abrao vers 19h15 !!! Pari tenu !

 

Je suis même arrivé avant les filles !!! J’ai consommé environ 5,5 litres d’eau pendant cette journée.

 

ET je vais aller me laver car je pue grave !!!!

 

Ciao

 

 

Ps : Commentez !!! et allez voir les photos dans l'album  "ilha grande"

Par Jo l'indien - Publié dans : indianajo
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