Ola todos !
Bon, voici le dernier volet de ce petit trip ! J’aurais quand même réussi à vous en parler pendant trois semaines ! Juste le temps pour moi de passer mes exams et de me préparer à repartir :) !
Je sais que c'est un peu long à lire mais rassurer vous, c'est encore plus long à écrire!!! D'ailleurs, je n'ai pas eu le courage de relire alors attention les yeux pour l'ortographe!!!
Nous nous réveillons donc dans notre petit nid douillet au bord de la plage. Après un petit dej rapide, on retrouve le père du pêcheur et on met les voiles. Nous n’avons jamais rencontré le propriétaire.
Jem, tellement réveillée, arrive à se coincer la main entre les lattes de bois de la térasse en essayant de récupérer un truc. J'ai été obligé de lui savonner la main pour la faire sortir... La journée commence bien!!!
Nous partons vers Praia grand d’Araçatiba, le prochain port. Je dois déposer les filles là pour qu’elles prennent un bateau pour revenir vers Abrao pendant que je ferais le chemin à pied sur deux jours.
Sur me chemin nous croisons un groupe de petits singes. En nous voyant ils s’enfuient, mais après quelques minutes de patience, ils re-pointent le bout de leurs nez et nous avons tout le loisir de les admirer.
Une heure et demi après notre départ, nous arrivons au dit port. Nous essayons de trouver un bateau en faisant le tour des gargotes mais nous avons très peu de succès. On finit par trouver quelqu’un qui nous dit de prendre un bateau pour le lagoa verde et d’attendre là qu’un bateau de touristes nous transportent jusqu’à Abrao. On va sur le quai et le deal est vite arrangé.
Je dis au revoir à mes Indiana girl qui ont été exceptionnelles et leur dit en rigolant :
« A ce soir à Abrao »
Je me retourne et commence à marcher. J’ai lancé cette boutade tout en sachant au fond de moi que je suis capable de le faire malgré la distance…
Je remets mes chaussures, serre fort et règle mes sangles. Je commence à marcher d’un pas décidé. Je regarde la carte, j’ai 30 km de sentier côtier à me taper avant Abrao. Je me dis que je tente de tout faire en une journée si j’arrive à Lagoa Azul avant 15h. Il est déjà 11h.
Je marche vite, et commence tout de suite une ascension direction Longa puis Sitio Forte. Une pancarte me dit qu’il me faudra une heure et demie pour atteindre Longa et 3h pour Sitio Forte. 45 min plus tard, j’arrive devant l’église du petit port de pêche de Longa. Je me laisse guider par le champ dominical et recommence à monter vers l’anse de Sitio Forte.
Il fait chaud et humide quand je monte dans la forêt et je me liquéfie à une vitesse hallucinante.
Clique sur le lien pour voir comment j'en chie!!!
J’arrive au début de l’anse de Sitio Forte. Je me trompe de chemin et arrive dans un genre de ferme haut de gamme avec un gros panneau « keep out »… Bon évidement, je n’ai pas envie de faire demi tour et j’escalade la clôture et me retrouve sur une plage où des touristes arrivés par yatch privé me voit débarquer, médusés…
Je continue mon chemin sur cette plage de rêve et trouve même de quoi prendre une douche froide pour me rafraîchir.
Il me faut plus d’une heure pour avaler l’ensemble des trois criques de l’anse de Sitio Forte. Dans la dernière, je trouve une école !!! Perdu au milieu de nulle part avec des gosses entrain de jouer au foot !
Je décide de « déguster » mon maigre repas à bas de thon et de pain ici. Je n’ai quasiment plus d’eau (j’ai déjà engloutit 1,5 litres en 2h !!!). Il faut que je me ravitaille au prochain village.
Je repars et continue à monter. Je ne rencontre personne sur les chemins sauf là, précisément, je rencontre quelqu’un accroupi sur le chemin à côté d’un tas de poisson. Cette personne est autiste et j’ai donc un peu de mal à communiquer avec elle. Je comprends qu’elle me demande de l’eau. Je lui donne donc ma bouteille et elle la finit. Bon ben je crois que je vais me limiter sur la boisson.
Après un petit moment ou elle accroche mon sac, j’arrive à repartir. Il me faut une petite heure pour arriver au prochain village. Heureusement, il y a un hôtel ici et j’arrive à me procurer une canette de coca. Je remplis ma bouteille avec de l’eau que je purifie immédiatement avec des pastilles micropur. Le groupe de touristes qui se prépare à quitter l’endroit me dévisage bizarrement. Je ne comprends pas pourquoi…
Un gringo qui débarque tout puant et suant avec son sac sur le dos, Quoi de plus normal ? lol
Je continue mon chemin et après 1h30 d’effort, deux ou trois « cols », 1,5 litres d’eau, quelques iguanes et deux plages, j’arrive enfin à Bananal.
Bananal est un petit village du genre sinistré. Il y avait en effet une ancienne fabrique de sardine en conserve. Elle a évidement fermé et maintenant le village ne ressemble plus à rien. Et, j’ajouterais est sûrement et malheureusement en proie à l’alcool.
En effet, après avoir longé une mangrove remplit de déchet domestique, le quai défoncé et les restes de l’usine, je tombe sur un genre de bar ou les gens ont l’air bien arraché. D’ailleurs je rencontre Marcelinho qui se dirige vers le prochain village.
Je ne suis pas très bon en portugais mais avec lui, je ne comprends carrément rien !!! Il est plein comme un barrique et se casse la figure toute les deux secondes sur le chemin côtier. Au bout de quelques minutes je décide de le laisser et lui souhaite bon courage (tout en sachant qu’il n’est pas près d’arriver…).
J’arrive enfin sur la plage menant au Lagoa Azul vers 15h. Je suis bien crevé et assoiffé et a lieu de trouver un havre de paix, je trouve une anse pleine de bateaux à touristes écoutant de la musique. Il me faut au moins 1 s pour me convaincre que je ne vais pas rester là !!!!
Je trouve des locaux qui étaient là pour revendre des sucreries aux touristes, qui me disent :
Il me faut 5 h pour aller à Abrao en marchant vite, il t’en faudra au moins 6 à toi (sous entendu : faible gringo).
Je vous laisse imaginer ce que j'en pense niarkniark!!!
Bon, ben je crois que je vais réussir mon pari ! (Je n’ai pas d’autre choix:))
Très bien, pas de temps à perdre si je veux pouvoir arriver avant la nuit qui tombe vers 18h30.
Je me remets à avaler les km. Je me trompe souvent de chemin (vu que je n’ai pas de carte) et arrive souvent chez les gens. C’est assez marrant car leurs réactions sont toujours les mêmes :
Le chemin, il est derrière toi à 300 m et tu prends à gauche au lieux de prendre à droite (ce qui signifie, tu redescends tout ce que tu as monté et tu le remontes 50 m plus à droite…). Mais souvent, la deuxième phrase est une question : Vous êtes combien ?
Et comme je suis tout seul, il consente à me faire passer par le haut de leur « jardin » pour déboucher directement sur le chemin. Cela me permet d’économiser de précieux quarts d’heures.
J’arrive finalement à Japariz vers 16h30. Les touristes quittent l’endroit, qui est bourré de restau, pour remonter sur leurs bateaux.
Le temps se couvre à l’horizon. Je profite de cette plage pour me relaxer les jambes et prendre un bain salvateur avant d’aborder la dernière partie du trip.
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Ça fait vraiment du bien !!!
J’avale les km en moyenne deux fois plus vite que ce que me disent les différentes pancartes touristiques mais il me reste toujours une sacrée distance à couvrir avant d’arriver. Dans la forêt, il fait de plus en plus sombre et je marche d’autant plus vite. Je n’ai pas trop envie de me retrouver en pleine nuit dans la forêt.
J’arrive enfin à Saco do ceu (sac du ciel !!).
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C’est un super village installé entre des bouts de mangrove, composé d’épave de bateaux et de baraques défoncés.
Je croise quelques pécheurs assis autour de quelques bières. Les gens sont super sympas et me propose même de l’eau, ce que j’accepte avec grand plaisir. Mais le crépuscule approche alors je repars d’autant plus vite.
Je passe sous des arches fleuries, sur des ponts au-dessus des bouts de mangroves, des chiens me gueulent et je m’éclate vraiment.
Je finis par dépasser le village après une bonne demi heure de traversé et me retrouve sur la dernière plage avant d’attaquer l’ultime monter vers Abrao. Il est déjà 18h.
Il y a un dernier « bar » sur mon chemin. Le barman est surpris de voir un touriste à cette heure tardive. En effet, ils repartent tous avec les bateaux taxis vers 4h. Moi, je m’en fou, tant qu’il me donne un soda et une bouteille d’eau !!!
La chaleur s’en va et je me sens mieux en marchant. J’attaque la dernière portion et retombe sur des singes. Ce coup-ci ce sont des singes hurleurs. Beaucoup plus gros et noirs.
Je les regarde un peu (malheureusement pas de photos car il faisait trop sombre) et repars. J’aperçois le dernier col depuis une clairière. Cela me donne du baume au cœur. J’en cours presque !!!
Quand j’arrive enfin en haut, il fait très sombre et je m’équipe de ma lampe frontale pour voir ou je mets mes pieds.
La dernière montée
J’arrive enfin à un aqueduc abandonné ce qui signifie que je suis quasiment arrivé. Là, j’ai deux options : ou je coupe par la forêt et j’arrive vite, ou bien je fais un détour d’un quart d’heure pour passer par la plage.
Je décide de couper mais rebrousse chemin au bout d’une minute.
En effet, couper, signifiait passer près d’une chute d’eau. Et en arrivant là, j’ai surpris un couple d’amoureux en plein « bain de minuit ». Je n’ai évidement pas voulut les déranger…
Ce sera donc la plage :), je ne suis plus à ça près !
J’arrive enfin à Abrao vers 19h15 !!! Pari tenu !
Je suis même arrivé avant les filles !!! J’ai consommé environ 5,5 litres d’eau pendant cette journée.
ET je vais aller me laver car je pue grave !!!!
Ciao
Ps : Commentez !!! et allez voir les photos dans l'album "ilha grande"